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Livre d'or du site Sonderkommando.info


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Messages : 41 à 60
Page : 3
Nombre de messages : 119
 
le 02/02/2010 à 17:08

J'ai vu Filip Muller in a documentation en ARTE. Il m'a beaucoup impresse. J'ai juste voulu lui saluer (s'il est encore vivant) et dire que "la dame qui lui a dit qu'il fallait survivre et raconter tous ce qui a ete vecu", elle a bien dit.

Réponse : Je vous remercie de votre message (et de votre effort pour l'écrire en français).
Oui, Filip Müller est toujours vivant.
Le fait qu'il ne se soit finalement pas suicidé, grâce à la femme dont vous parlez, est en effet une chance extraordinaire pour connaître l'histoire du SK d'Auschwitz et Birkenau car les témoignages de Filip Müller ont été nombreux et sont précieux. Reste à lui rendre hommage aussi pour le "prix" que cela lui a coûté en termes de santé.
(voir la page http://www.sonderkommando.info/actu/Filip_Muller_FR.html )
 
le 01/02/2010 à 20:36

los sonderkommando en mi concepto fueron mas crueles auu que los ss,ya que a pesar de ser judios fueron mas crueles,llevaban a los pricioneros a la muerte sabiendo de que se trataba,por este trabajo obtenian mejor comida y trato y tenian dentro del capo un ¨status¨¨ privilejiado,mercaban com la muerte,no tienen perdon de Dios

Réponse : Si : es SU concepto, considerar que los SS que deciden de la exterminacion no son tan crueles como los prisioneros del Sonderkommando que no tienen otro remedio que obedecer (bajo amenaza de muerte). Es SU concepto, considerar que habia un dios en Auschwitz. Y es su concepto imaginar la manera en la que Dios pesa las almas (¿ y que decide con las almas de los SS ?).
 
le 18/12/2009 à 19:20

Dans la foulée de mes lectures et visites à Auschwitz ainsi qu'au message que je vous avais adressé sur la qualité de votre travail, il me paraît important que figurent dans votre livre d'or la stupéfaction et l'indignation engendrées par les événements de la nuit dernière à Auschwitz I. C'est à peine imaginable tout autant que ce qui s'est passé en ces lieux. Je m'interroge en vain à propos des valeurs morales que l'espèce humaine est encore capable de véhiculer, en toutes matières en fait ?
Très amicalement.
Georges

Réponse : Inutile de vous dire ma consternation devant ce vol.
L'information semble bien relayée par tous les types de médias, mais vous avez raison, elle trouve également sa place ici.
Merci de votre vigilance.

La dépêche AFP sur le site de la RTBF vendredi midi :
http://www.rtbf.be/info/monde/pologne/auschwitz-linscription-arbeit-macht-frei-volee-par-des-inconnus

Un post sous la plume de Philippe Bilger :
http://www.philippebilger.com/blog/2009/12/auschwitz-banalis%C3%A9.html

Info du lundi 21 décembre : la police polonaise a annoncé que l'inscription du portail vient d'être retrouvée (dans la nuit de dimanche à lundi), coupée en trois morceaux. Cinq suspects ont été arrêtés qui seraient des repris de justice mais n'appartiendraient pas à des groupes néo-nazis.

31 décembre : ""On a envoyé au ministère suédois de la Justice une demande d'assistance judiciaire par courrier et par fax", a déclaré à l'AFP la porte-parole du parquet Boguslawa Marcinkowska. [...] le ministre polonais de la Justice Krzysztof Kwiatkowski s'est entretenu avec son homologue suédoise Beatrice Ask sur la coopération dans cette enquête. Selon les médias polonais, le nom du commanditaire du vol, qui vit en Suède, est déjà connu de la justice polonaise."

Jeudi 11 février : arrestation d'Anders Högström, 34 ans, ex leader du parti néonazi suédois. Dépêche AFP : http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5hdDX_LjDGUtWVtRAW6dTS_z-hA_w

Trois polonais sont condamnés à des peines allant de un an et demi à deux ans et demi de prison, assorties d'amendes. Les deux autres polonais arrêtés sont en attente de jugement.

Vendredi 9 avril : Högström est extradé vers la Pologne. Il est conduit à Varsovie puis Cracovie où il sera interrogé par le Parquet et placé en détention provisoire pour 15 jours.

Mi-avril : Anders Högström est condamné à trois mois.

Vendredi 02 juillet 2010. Le Tribunal de Cracovie a ordonné jeudi 3 mois de détention provisoire supplémentaires (jusqu'au 09 septembre) pour Anders Högström qui, arrêté le 11 février dans la capitale suédoise, a été extradé en Pologne en avril.
Le parquet de Cracovie prépare par ailleurs une demande aux autorités suédoises pour interroger en Suède trois autres personnes (dont l'identité n'est pas connue officiellement) en qualité de témoins dans cette affaire. Selon les médias polonais, l'un d'eux serait le commanditaire du vol.

12 JUILLET 2010 : déplacement de ce post sur le blog du site
( http://sonderkommando.info/blog/ )
 
le 26/10/2009 à 19:51

J'admire votre travail de recherche qui va dans le sens de mes interrogations qui concernent cette période trouble de l'histoire. Je suis de l'Est, à la frontière Allemande. Mon grand-père, du fait de l'annexion de l'Alsace-Moselle, fit la guerre 14/18 dans le camp Allemand. Mon père fut incorporé de force dans la Kriegsmarine en 1943. Vous pouvez lire son récit sur mon blog dans la rubrique : AUTOUR DE SOI... sous François Rothan dit Franz. Le titre est: LA PAROLE RETROUVEE... Lien: http://armanny.blogg.org
Ou bien tapez : armand rothan dans un moteur de recherche.
Puis cliquez sur le résultat de la recherche, intitulé: Mister Jones
Chaque fois que je traverse la frontière vers l'Allemagne, j'ai un mal-être qui me trouble l'esprit !
Comment un peuple si cultivé a-t-il pu basculer dans une telle horreur ?
Bien à vous, madame.
Armand Rothan

Réponse : Bonjour.
Je vous remercie de votre message et ne manquerai pas de venir lire le récit concernant votre père.
Quant à la question "comment un peuple si cultivé a-t-il pu basculer dans une telle horreur", j'ai envie de la retourner sous forme de : "pourquoi veut-on penser que la culture protégerait de l'horreur ?" A mon avis, nous voudrions pouvoir penser cela car alors nous saurions comment nous battre efficacement contre la barbarie... hélas... c'est l'inverse qui nous est montré : la culture ne suffit pas. Faut-il en conclure que la propension à la barbarie est inhérente à l'être humain ? je crains que cela soit vraisemblablement le cas. Néanmoins il existe certains remparts efficaces puisque tous ne sombrent pas. Une petite proportion d'hommes reste capable de refus quand la possibilité de laisser libre cours à leur pires pulsions destructrices leur est donnée. Voilà peut-être ce qu'il faut étudier...
 
le 20/10/2009 à 22:58

"Si on ne peut plus porter aucun jugement de valeur, alors il ne reste plus qu'à se taire", non il reste tout le descriptif, c'est si l'on refuse les fondements de la logique qu'il ne reste plus qu'à se taire (cf Aristote... je ne me souviens plus du texte).

Vous avez raison je suis en totale contradiction avec le fond de ma pensée : peu importe au fond ce que font les Chinois...

Le fond c'est qu'il n'y a pas de valeur ou plutôt pas de morale exprimable, ce qu'est le bien et le mal, ce qu'il FAUT faire (dans un sens moral) ne peut s'exprimer, et rien n'est donné dans cette région de la pensée, rien... tout est accidentel. Si je ne tue pas si je ne vole pas c'est parce qu'il y a un code pénal et parce que je ne veux pas aller en prison. Existe-t-il un devoir? Non, car s'il existait une proposition qui soit un devoir alors cette proposition devrait être commune à tous les peuples et à toutes les époques. On pourrait invoquer le tabou de l'*****e... malheureusement il est respecté par certains mamifères supérieurs, il est lié à l'évitement de la consanguinité (et est sans doute partiellement génétique). Ainsi il n'existe aucun impératif moral, aucun! Si l'on veut sauver la morale (le bien et le mal) alors il faut avoir recours au non-accidentel : le monde des idées, dieu, l'Eternel, qu'importe le nom; le texte moral (ou porteur de valeur) ne peut avoir de valeur que s'il n'appartient pas au monde : il est révélé : les tables de la LOI (qui ne pourront qu'être cassées) ont été écrites par dieu lui-même, le Christ ou Mahommet qui sont d'essence divine etc.
Il n'y a donc pas d'injustice à oublier, pas de devoir de mémoire, pas de "respect dû aux morts" (respecte-t-on les sépultures préhistoriques ou celtes ou aztèques?).
Si l'on exclue le recours au religieux alors tout discours moral (éthique si on veut faire un peu pédant) est nul et non avenu.
Il ne reste finalement que l'intéret personnel qui nous fait considérer comme bien ou mal un évènement donné du monde sensible.

Je ne repasserai plus ici. Je me suis énormément intéressé à la Shoah, j'ai bcp lu, ammassé des documents... les raisons sont multiples... et finalement j'arrive à tout celà... c'est étonnant.

Du bien et du mal aucune idée ne nous est donnée.

Réponse : Bonjour.

Il donne une étrange impression votre texte, au-delà même des mots...

Le support de ce "livre d'or" ne permet en outre pas vraiment de discuter de "la banalité du mal" comme disait l'une et/ou de "das radikal Böse" comme avait dit l'autre. Ou de la question des fondements de la morale. De telles réflexions qui posent en effet des questions de fond auraient besoin d'un autre lieu, proportionnel à leur envergure...

Je vous remercie néanmoins de vos interventions (d'avoir essayé, en quelque sorte !)
 
le 14/10/2009 à 14:06

Bonjour Véronique,

Peut-être ne le savez-vous pas, mais un nouveau musée sur la Shoah va ouvrir ses portes en Belgique en 2012. Je vous envoie l'article tel que je viens de le lire sur l'internet :

Par Belga, www.belga.be, Actualisé: 13/10/2009 :

Malines accueillera à partir de 2012 le nouveau musée de l'Holocauste
Les travaux du nouveau musée consacré à l'Holocauste et aux des droits de l'homme ont commencé à Malines. Le musée devrait ouvrir ses portes à partir de juillet 2012 et visera l'accueil de 100.000 visiteurs par an.


"Le musée doit être une référence en matière d'éducation, d'information et de réflexion à propos de l'Holocauste et plus largement du thème des droits de l'homme", a indiqué mardi le ministre-président flamand Kris Peeters. Le musée se situera à la place de l'actuel institut scolaire IKA, directement en face de l'ancienne caserne Dossin. C'est dans cette même caserne où durant la seconde guerre mondiale, plus de 25.000 juifs de Belgique et du nord de la France furent rassemblés avant d'être déportés vers Auschwitz. Depuis 1995, le musée juif de la déportation et de l'occupation est abrité dans ces bâtiments. Toutefois, suite au succès rencontré, ceux-ci ont rapidement été trop étroit. Le gouvernement flamand a dès lors décidé de réaliser un nouveau projet au même endroit. Pour ce faire, l'autorité flamande a investi environ 25 millions d'euros. (GFR) (sic)

J'espère que cette information vous sera utile ainsi qu'aux personnes qui viennent se documenter sur votre site.

Bien cordialement,
Andrea

Réponse : Bonjour !

Voilà qui va me consoler de n'être toujours pas allée à Malines, surtout si je n'y parviens pas jusqu'en 2012

Merci d'avoir pris le temps de ce message et de penser aux visiteurs du site !
 
le 22/09/2009 à 15:23

Merci pour la création de votre site.
J'ai 53 ans et moi aussi je ne suis pas juif. Personne de ma famille n'a été déporté et pourtant depuis que je suis enfant après la visite d'une exposition photographique, portant sur la libération des camps, je me sens porteur d'une charge, d'un poids : le devoir de mémoire, le besoin d'en parler, de ne pas oublier.. Les Déportés disparus qu'ils soient raciaux où non ne doivent pas mourir une seconde fois par l'oubli. Il faut que les survivants s'ils le peuvent, témoignent dans les lycées et les collèges..c'est à cette tâche que je contribue de toute mes forces dans chaque rencontre Déportés et adolescents.
Bien cordialement et plein succès à vos démarches

Denis

Réponse : Je vous remercie pour votre message.
 
le 12/09/2009 à 11:47

Bonjour Marie-Alice,
je découvre aussi avec retard votre réponse, merci car elle me fait réfléchir.
- génocide : "destruction méthodique d'un groupe ethnique" Petit Robert. Il me semble bien que le gouvernement chinois mène une politique de génocide vis à vis du peuple tibétain, biensûr il n'est pas question ici de massacre de masse ou de chambre à gaz, mais bon quand on rase tout et qu'on reconstruit des bulding, qu'on interdit la langue tibétaine, qu'on colonise avec ordre de faire des familles nombreuses etc. c'est un génocide.
- le travail sur le passé est-il nécessaire? Oui quand c'est une catharsis : les Allemands en sont un bon exemple. Après la question est : "à quoi sert-il de ressasser ce passé?" Pensez-vous que cela rende les êtres humains meilleurs? Je ne le pense pas : les gens ont le nez dans le présent et sont accaparés par l'apparance et l'argent. Qui a lu "La Destruction des Juifs d'Europe" ou l'ouvrage de JC Pressac sur les chambres à gaz d'Auschwitz-Birkenau ou "Le 101 ème bataillon de réserve de la police allemande" de Browning etc? L'histoire n'intéresse pas les gens, ce qui les intéresse c'est de la pseudo-histoire romancée (C. Jacq, S. Reiner, M. Gray etc) autrement dit pas le passé mais simplement un roman (et si possible qui les fasse frissonner).

- "Mentir n'est pas dire la vérité"... oui c'est une tautologie, il n'y a aucune valeur là-dedans c'est ça ce que je souhaitais dire. Il n'y a pas de morale ou d'éthique, il n'y a que des codes (pénal, civil etc). Pensez-vous que l'homme respecte la vie de l'autre par éthique? Non, uniquement parce que le code pénal l'y oblige (d'ailleurs les horreurs du communisme ou du nazisme le montre parfaitement : codez un homme comme "sous-homme" ou "contre-révolutionnaire" et vous pouvez le tuer sans aucun pb...).

Vous avez raison : je suis un peu en contradiction avec moi-même, en apparance... Pour moi en fait la seule valeur est le vrai ou la non-valeur le faux. "Il ne reste plus qu'à se taire" oui c'est un peu cela (cf Wittgenstein : "ce dont on ne peut parler il faut le taire"). Une morale pour moi ne peut se fonder que sur le vrai (sinon EFFECTIVEMENT il ne reste plus qu'à se taire).
- Qu'est-ce qui se cache derrière mes messages? Rien, si ce n'est le fait que pour moi le travail de Véronique n'est pas motivé par un "devoir de mémoire" (ça n'existe pas), mais par un besoin interne : elle est mu par quelque chose qui lui est propre : elle n'accepte pas l'oubli, elle a développé une mauvaise conscience vis à vis de cette tentative de génocide, que sais-je? Beaucoup de gens se cachent derrière le "devoir" pour ne pas reconnaître que c'est une motivation totalement égoiste qui les pousse, tout ça parce que l'égoïsme est très mal vu (ça fait d'ailleurs sourire car finalement notre société est parfaitement égoïste... mais bon c'est peut-être pour cela qu'elle aime tant ces histoires de "devoir de...")

Réponse : Bonjour.

Bien que votre texte s'adresse à Marie-Alice, permettez-moi de proposer "mes réponses".

La définition du Petit Robert est un peu étroite. Il me semble nécessaire d'aller plus loin (voir Joël Kotek), car c'est aussi ce qui permet de regarder les choses pour ce qu'elles sont et ne pas mélanger des faits qui ne sont pas identiques.
Le terme de génocide (R. Lemkin, 1948 ) a une définition précise et détaillée en droit international. Il se détermine sur la présence de 6 critères :
- un groupe communautaire auquel on refuse le droit à l'existence
- une intention (préméditation) de cette extermination physique
- une décision (passage à l'acte)
- une extermination qui se veut totale, non partielle (pas un moyen mais une fin)
- une mise en place par un Etat
- la présence d'une idéologie et d'une propagande.
C'est pourquoi la situation du Tibet semble ne pas devoir être qualifiée de génocide (de persécution politico-culturelle ?) Mais je n'en suis pas spécialiste et surtout : ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit : elle n'en est pas moins odieuse, condamnable et inacceptable. Il ne s'agit pas de hiérarchiser mais de différencier des réalités parce qu'elles sont différentes.

Le travail de recherche en histoire ne devrait-il être que cathartique ?
Il est en outre intéressant de noter (et de s'interroger sur ce fait) que l'on somme de s'expliquer sur ses raisons celui (celle...) qui mène des recherches sur la Shoah, pas celui qui étudierait la présence Romaine en Gaule, les campagnes napoléoniennes ou je ne sais quel autre sujet.

Je ne pense pas en effet que la recherche en histoire ait pour but ni ne permette de façon spontanée de "rendre les humains meilleurs"! Personnellement je suis de toute façon très dubitative sur l'existence de moyens qui permettraient de parvenir à ces fins... je ne suis guère optimiste sur la nature de l'homme (malgré l'expression parfois d'une naïveté récurrente). Cela répond aussi à ce qu'il en est de mon point de vue quant au respect d'autrui pour raisons éthiques...
Dans la moindre situation de guerre, autrui, qui était jusqu'alors un alter ego, ne devient-il pas un ennemi à abattre et ce sera alors un acte glorieux ?

Bien sûr les "romans historiques" sont largement préférés aux études ou essais, plus exigeants et ne relevant pas de la même démarche.

Votre texte se termine une nouvelle fois sur l'interrogation quant à "ce qui me meut". J'évoque ce que j'en sais dans ma présentation sur ce site. Je ne ressens en tout cas aucune "mauvaise conscience" (pourquoi / par rapport à quoi aurai-je mauvaise conscience ?) Pour répondre de façon très succinte : il me semble "simplement" que la Shoah interroge des sujets qui sont fondamentaux quant à la nature humaine. Quant aux aspects égoïstes de tout comportement humain, nous en sommes tous là et je ne comprends pas que vous me fassiez ce (mauvais) procès.
 
le 13/08/2009 à 19:59

@Egodram.
Pourquoi donc ce message que je découvre bien tardivement?
Lutter contre la politique "génocidaire" (terme à employer d'ailleurs avec précaution et précision) des Chinois au Tibet empêcherait-il le travail nécessaire des historiens sur le passé?
Argument trop facile employé constamment contre toute étude historique, contre toute véritable culture en fait, et à bien courte vue; excusez-moi Egodram...

Par ailleurs, je ne comprends rien, je l'avoue, à ces valeurs de A et de B.Ici on n'est pas dans le domaine de la logique mais justement des valeurs morales qui fondent notre humanité commune.
Concluriez-vous d'ailleurs aussi vite que tuer équivaut à sauver une vie?En ce cas, vous n'hésiteriez pas à donner raison aux bourreaux et aux assassins qui auraient eu seulement le tort de n'avoir pas été en définitive les plus forts?!!!!

De plus, si on ne peut porter aucun jugement de valeur, alors il ne reste plus qu'à se taire; et excusez-moi encore une fois Egodram,votre message qui établit bien une hiérarchie des valeurs! ( la préférence de la lutte présente-valeur A- à l'étude du passé-valeur B) est en ce cas nul et non avenu...

Que se cache-t-il en fait derrière vos messages?; je m'interroge...

@Véronique; bonne continuation de vos travaux si précieux!
 
le 16/06/2009 à 08:22

Bonjour,

merci pour votre site qui, outre son contenu, est d'une grande qualité. Je l'ai consulté rapidement mais je prendrais le temps d'y revenir. Il me sera utile pour mieux comprendre ce qu'on pu "vivre" les miens à Auschwitz. Mais j'ai peu d'informations sur leur mort. Pensez vous qu'en se rendant sur place pour y consulter les archives, par exemple les registres du HKB, je pourais trouver quelques documents ?

J'essaye de reconstituer cette histoire familiale sur mon site http://finkelstein.free.fr/shoah . J'y ai fait un lien vers votre site.

Cordialement.

Réponse : Bonjour.

Je vous remercie de votre gentillesse. J'espère que vous trouverez dans mon site ce que vous y cherchez. Je vous propose quelques pistes ci-dessous.

En ce qui concerne la recherche de personnes précises, certaines démarches simples me paraissent utiles (excusez-moi si vous les avez déjà effectuées) :
- sur le net : interroger la base de données de Yad Vashem d'une part et déposer un dossier à Bad Arolsen d'autre part
- par courrier : écrire au Service des Archives du Musée d'Auschwitz en donnant vraiment toutes les informations en votre possession (vous n'en apprendrez pas davantage sur une personne recherchée en vous rendant vous-même aux Archives, et je ne pense pas que tout un chacun puisse aller y travailler).
Dans tous les cas, vous vous en doutez certainement, ne soyez pas trop confiant : le risque que vous ne trouviez rien est majoritaire. Les SS ont détruit la plupart de leurs archives avant l'évacuation du camp.

Permettez-moi également de vous suggérer de regarder mon post sur le blog du site (http://sonderkommando.info/blog/) intitulé "Rendre leurs noms aux victimes de la Shoah" et daté du 14 juin 2009.

Pour ce qui est de se rendre à Auschwitz, je vous propose de lire la page que j'ai faite à ce propos (http://www.sonderkommando.info/actu/aller_a_auschwitz.html)

Le lien-mail sur votre site ne fonctionne pas, il m'est donc impossible de vous écrire directement.

Cordialement,
Véronique.
 
le 14/06/2009 à 15:15

Bonjour,

le "travail de mémoire" (toujours cette expression pédante...) NE SERT A RIEN : ce qui importe c'est de combatre AU PRESENT les génocides. Si toute l'energie et le temps dépensés pour faire des sites sur le nazisme l'étaient pour dénoncer la politique génocidaire des Chinois au Tibet, il y aurait sans doute des changements sur ce plan ; mais il est bien plus facile de s'en prendre à des fantômes qu'à un gouvernement très puissant et peu enclin à la mansuétude.

Pour Marie-Alice : (merci de votre réponse) "mentir n'est pas dire la vérité" oui et alors? A différent de B ne donne aucun classement entre A et B, aucune valeur n'est attribuée à A ou à B.

Réponse : Bonjour.

Ne perdez alors pas votre temps à laisser des messages ici, utilisez-le pour vous battre pour le Tibet et le respect des Droits de l'Homme en Chine ! (valeur A)

En ce qui me concerne, je vis dans un pays qui respecte les choix de sujets de recherches (valeur B). En outre mon travail dans ce domaine auprès des élèves engage une réflexion transversale (la connaissance quant à "hier", la réflexion "aujourd'hui" et leurs attitudes voire engagements de citoyens "demain").

Aucun classement de valeur n'a à être établi entre A et B (et les deux ne sont pas exclusives l'une de l'autre).
 
le 29/04/2009 à 19:38

Madame,
Félicitations pour votre site. Toute entreprise tendant à donner au plus grand nombre une véritable culture de la shoah en général, et à préserver la mémoire des SK en particulier, doit être saluée avec respect. Sans votre travail de mémoire et celui d'autres, c'est l'oubli et l'indifférence qui, tel le commando 1005, viendront effacer les traces de l'horreur...
Cordialement
 
le 21/04/2009 à 15:24

Bonjour,

Je suis entièrement d'accord avec Catherine, non seulement pour les raisons que j'ai invoquées précédemment, mais également pour combattre tout ce négationnisme ainsi que les intolérances de tout acabit qui reviennent en force, et contre lesquels il faut se révolter et combattre ...

Car comment peut-on croire en une (ou plusieurs) divinités sans aucune preuve, et nier en même temps l'existence des chambres à gaz avec des preuves irréfutables, dites-moi ?

Où se trouve dans tout cela la moindre humanité et le moindre bon sens "basique" ?

Bien cordialement,
Andrea
 
le 27/03/2009 à 12:49

Je viens de trouver votre site en cherchant des informations sur les sonderkommandos. Je suis très impressionnée par toutes ces informations regroupées sur le sujet de la shoah et plus spécifiquement sur les sonderkommandos.
Je m'intéresse depuis mon adolescence à la shoah après avoir lu le livre TREBLINKA. Aujourd'hui, à 46 ans, je continue toujours à me documenter, j'ai constitué une bibliothèque pour faire mon devoir de mémoire afin que cette tragédie de l'histoire ne tombe pas dans l'oubli. Par contre, sujet difficile à faire partager, certaines de mes connaissances ne comprennent pas cet "intérêt morbide". Pour moi, c'est ma façon d'honorer tous ces disparus afin que l'on se souvienne d'eux.
Je vous remercie chaleureusement de nous faire partager vos connaissances sur ce sujet difficile mais qu'il ne faut surtout pas occulter.
Cordialement à vous,
Catherine.

Réponse : Bonjour.
Je vous remercie de votre message.

Je voudrais m'arrêter plus particulièrement sur un point : en effet, beaucoup de personnes qui m'écrivent par le biais de ce site me disent qu'on leur fait cette réflexion sur "l'intérêt morbide".
- Pourquoi ne pas leur expliquer que refuser de s'interroger sur toutes les questions, notamment humaines et politiques, que pose la Shoah (et les fuir) est beaucoup plus inquiétant que d'y faire face ?
- Peut-être pourraient-ils approcher l'idée que tenter de savoir et comprendre n'a rien de morbide et clairement rien à voir avec le fait de se repaître d'horreurs.
- Voire même : ne nous reprochent-ils pas ce qu'ils chercheraient eux-mêmes s'ils entraient dans le sujet ? (mais cette réponse-là est assez violente, j'en conviens).
- Certes, il est plus facile de "ne pas utiliser son cerveau" et se plonger dans de niaiseuses séries télévisées aux rires pré-enregistrés que de se confronter à la réalité du monde...

Dans tous les cas, ne vous laissez pas déstabiliser. Vous le sauriez très bien si vous étiez à la recherche d'une collection d'actes barbares.
 
le 29/01/2009 à 13:54

Bonjour Véronique,

[...] la navigation au sein de votre site ne me pose aucun problème avec le PC qui se trouve à mon domicile, et qui est équipé du navigateur "Mozilla Firefox", d'ailleurs bien plus performant et plus sûr, en tout les cas pour l'instant, que "Internet Explorer".
Je pense que vous serez heureuse que je vous donne cette information ...
[...]

Je vous souhaite une bonne fin de semaine,
Andrea

Réponse : Je mets en ligne cet extrait d'un message -qui en fait était plutôt du registre personnel- à destination de celles et ceux qui ont des difficultés à ouvrir certaines pages du site. En effet, il semble que ce soit un problème de navigateur. Mieux vaut ainsi préférer Firefox à IE.
 
le 27/01/2009 à 15:35

Pour répondre, bien laconiquement, aux posts d'Egodram, j'aimerais citer une phrase d'Albert I (qui fut le roi des Belges dans les années 1910 - 1930) : "... Ceux qui ignorent l'Histoire (sous entendu : volontairement ou non) sont condamnés à la revivre ... "

Par ailleurs, le travail qui consiste à essayer de "dénicher" et de "décrypter" l'Histoire où qu'elle se trouve et dans n'importe quel domaine, que ce soit le fait des personnes qui y consacrent leur temps en tant que chercheurs (bénévoles ou travaillant pour le compte de diverses organisations), ou que ce soit l'activité de celles qui tentent de trouver des réponses aux questions personnelles qu'elles se posent (c'est mon cas), est, je le pense vraiment, une attitude saine sans doute, et qui participe aussi à notre devoir (ou notre irrépressible besoin) d'enrichir nos connaissances en général, ou de retrouver nos racines en particulier.

Cela a toujours été depuis que l'humanité existe ; même certains animaux ont une mémoire collective et entretiennent des formes de culture, et qui dit culture dit mémoire, forcément ...

Ce besoin de progresser par la connaissance nous pousse aussi à accomplir les choses les plus sublimes ...

Je pense notamment aux arts ...
Dans ce domaine comme entre mille, il n'existe pas non plus, je le crois, d'élévation sans acquis préalables et continus ...

Voilà ce que j'avais à dire, en tout respect.

Cordialement,
Andrea
 
le 24/01/2009 à 12:25

Bonjour Egodram

Je prends connaissance de votre dernier message documenté et fort intéressant dans lequel, si je puis dire, vous avez "mis toutes vos tripes".
Je me permets encore une fois une réponse. Sans entrer dans toute une discussion philosophique sur "les fondements de la morale", je ne puis être d'accord avec vous lorsque vous dites que tous les actes et toutes les valeurs se valent ( car elle sont subjectives et culturelles), et que la "morale" n'a rien à faire dans le choix de nos actes; si j'ai bien compris.
Certes on ne peut peut-être pas trouver les "fondements de la morale". C'est une question insoluble pour la raison.
Mais on en fait l'expérience toute banale tous les jours; mentir n'est pas dire la vérité, dominer ou opprimer autrui n'est pas le respecter, détruire par l'humiliation, la calomnie etc... n'est pas aider un être à se construire etc.... Et, sauver une vie n'est pas tuer. Idem dans la lutte pour la liberté, la justice etc....
Tous les parents, les médecins, les infirmiers, les enseignants, les "sauveteurs" etc.......les résistants, les "justes" etc...ne raisonnent pas sur les "fondements de la morale" ; ils agissent pour le bien d'autrui (certes parfois de façon maladroite ou erronée).
La majorité des hommes n'est pas capable de noblesse et de courage, encore moins d'héroîsme;comment le nier?
Cela enlève-t-il, quoi que ce soit, au courage "ordinaire" de beaucoup de personnes qui luttent pour leur survie et celle de leurs enfants et parfois extraordinaire de quelques-uns?
Cordialement.
 
le 20/01/2009 à 22:01

Bonjour,

- oui il s'agit bien de Simone Veil ;
- Véronique, je ne vois aucun pb à ce qu'un auteur soit rémunéré au juste prix de son travail : R. Hiberg ou C. Browning ou J-C Pressac dans le domaine qui nous intéresse, ont amplement mérité leurs droits d'auteurs. Par contre que des gens utilisent cette période de l'histoire dans le seul but de faire un best seller et donc d'empocher le maximum d'argent SANS LE DIRE, oui cela me pose pb, dans cette catégorie j'ai cité Littel et Goldhagen, j'ajoute Bernadac. Si ce type d'auteur était honnête en écrivant en préface : "j'ai envie d'avoir de l'argent, la seconde guerre mondiale et ses atrocités c'est vendeur et bon filon, je sais écrire, voilà pourquoi j'ai fait ce livre" ; je n'aurai alors rien à redire : le motif est clair et assumé.
- pour répondre à Marie-Alice, et à la fin de la réponse de Véronique : il est pour moi capital que la motif de l'acte soit le vrai motif : quand on agit il faut être à même de dire ce qui nous fait agir, ou au moins DE NE PAS DONNER UN FAUX MOTIF. Vous comprenez peut-être mieux mes remarques sur l'absence de sens des expressions "au nom de la vie", "par devoir de mémoire", "au nom de la mémoire" : en fait elles ne sont pas tant dépourvues de sens que de consistance réelle : elles masquent toujours AUTRE CHOSE : une motivation personnelle. Cette motivation personnelle (bien souvent inconsciente) n'est nullement condamnable en soit (fusse-t-elle pécunière), ce qui est "condamnable" c'est de mettre en avant une fausse motivation, laquelle donne un parfum agréable et flateur à l'action... agir par "moralité"... la belle affaire, car au fond, quelle est donc cette morale? Y a-t-il une valeur qui ait de la valeur? Non, car "S'il existe une valeur qui ait de la valeur, il faut qu'elle soit hors de tout évènement et de tout être-tel (So-Sein). Car tout évènement et tout être-tel ne sont qu'accidentels" L. Wittgenstein "Tractatus logico-philosophicus" prop 6.41. Tous les faits, tous les actes se valent dans l'absolu, ce qui fait que nous établissons une hiérarchie est subjectif et culturel. Et j'en reviens justement à notre sujet : face à Sobibor ou à Treblinka, mais face aussi aux monstruosités commises en ex-URSS ou en Chine (et encore une fois il s'agit bien d'un génocide), quid de la morale? C'est là peut-être un des rares intérets de ces travaux (j'entends pour les lecteurs car pour les auteurs, au niveau personnel, le rôle de catharsis est souvent fondamental) : voilà ce qu'est l'Homme, voilà de quoi il est capable (et je vous rejoins là dessus Véronique voir votre réponse : "mais n'est-il pas suffisant...de soi"). On peut aussi ajouter la mise en évidence de la nullité de tous ces êtres qui se prétendaient "race des seigneurs" et qui une fois sur le banc des accusés ont, de façon quasi unanime, refusé toute idée de responsabilité.
Ainsi l'Homme est cet être fabuleux créateur d'oeuvres d'art extraordinaires (bien peu nombreux s'y attelent), mais aussi un être veule, poltron, prêt à suivre le premier venu pourvu que celui-ci lui promette argent et gloire ou plus simplement tranquilité, et c'est là l'immense majorité de l'humanité, laquelle n'est finalement constituée que d' hommes... ordinaires.
 
le 18/01/2009 à 22:10

Bonjour,
la question soulevée par DJP touche -selon moi- à un point fondamental, à savoir la capacité d'obéissance et de soumission de l'être humain et au delà, la volonté de survie au coeur des usines de mort qu'étaient les camps d'extermination. L'idée novatrice et machiavélique des nazis de faire participer quelques unes de leurs victimes à la machinerie de meurtre était risquée car les futurs SK auraient pu choisir de mourir de suite plutôt que d'avoir à accomplir ces tâches abominables, mais cela à fonctionné, prouvant l'extraordinaire capacité de transcendance de l'Homme dans les situations les plus extrêmes. Je me dis souvent "Jamais je n'aurais pu supporter un tel "travail"" sauf qu'il est évidement impossible d'imaginer son propre comportement dans un contexte aussi déshumanisé. D'où la complexité toujours vivace de ces questions.

Réponse : Cette "capacité d'obéissance et de soumission" effarante, effrayante, a suscité ensuite des études en psycho-socio et en particulier celle de Milgram (à connaître absolument ! Si tel n'était pas le cas, une bonne présentation en est donnée ici : http://www.psychologie-sociale.com/index.php?option=com_content&task=view&id=60&Itemid=2 )

L'étude des camps montre également en effet la volonté absolue de survie de la très grande majorité, quelles que soient les conditions de souffrance morale ou physique "même pour une seule journée de plus".
 
le 17/01/2009 à 18:06

Madame.
Merci pour votre travail et votre humanité.
Une question me hante, sans cet effroyable travail accompli par les SK
le massacre aurait-il pu se perpétrer aussi facilement et la révolte de tous n'aurait-elle pas rendu difficile ces crimes.

Réponse : Je vous propose une première modalité de réponse sous forme de questions : l'extermination aurait-elle eu lieu
- si tous les prisonniers de tous les camps avaient tous refusé de faire ce qui leur était imposé par les SS ?
- si les 1.000 à 2.000 déportés de chaque transport, qu'ils aient été "politiques" ou "raciaux", avaient tous refusé de monter dans les trains ?
- si tous les conducteurs de trains avaient refusé de convoyer de tels transports ?
- si tous les millions de quidams voyant regrouper et emmener les Juifs de leur ville ou leur village en Allemagne évidemment, mais aussi en France, en Belgique, en Hollande et dans l'Europe de l'Est, s'étaient opposés ?

Une seconde proposition de réponse : dans tous les camps tous les prisonniers ont fait ce qui leur était imposé à de très rares exceptions. Parmi ces exceptions, je citerai un groupe entier de déportés Juifs Grecs venant d'arriver à Birkenau qui fut affecté au SK. Découvrant le "travail" qui leur était attribué, ils refusèrent tous. Ils furent donc tous tués et les SS en sélectionnèrent quelques centaines d'autres.

Une dernière chose : la révolte à Auschwitz-Birkenau fut le fait de ces hommes, des Sonderkommandos.
   
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